Quand on commence à bricoler dans une maison moderne, une question revient sans cesse : quelles chevilles pour placo utiliser pour fixer ses meubles, étagères, tringles ou cadres sans risquer que tout s’arrache du mur ? Le placoplâtre (ou placo) est un matériau très répandu, mais aussi plus fragile qu’un mur plein en brique ou en béton. Une fixation mal choisie ou mal posée peut vite se traduire par un trou béant dans la cloison, une cheville qui tourne dans le vide et un objet qui finit au sol. À l’inverse, avec les bonnes chevilles et la bonne méthode, vous pouvez fixer en toute sécurité des charges légères, moyennes et même lourdes sur vos cloisons en plâtre.

Sur Terra Maison, l’idée n’est pas de vous noyer dans les références techniques, mais de vous aider à choisir efficacement. Dans cet article, on va passer en revue les différents types de chevilles pour placo, leurs capacités de charge, leurs avantages et leurs limites. Vous verrez pourquoi une cheville à visser ne remplit pas le même rôle qu’une cheville métallique type Molly, à quel moment utiliser des chevilles universelles à expansion, et quand il vaut mieux envisager une solution alternative (renfort, rail, tasseau, etc.).

Au-delà des caractéristiques techniques, l’enjeu est de faire le bon choix dans votre contexte réel : cuisine, salle de bains, chambre d’enfant, garage… Fixer un simple cadre décoratif ne demande pas la même approche que suspendre des meubles de cuisine bien chargés ou un écran TV. Nous verrons aussi des critères souvent négligés comme la résistance à l’humidité (cheville inox ou non), la nature exacte du placoplâtre, la présence éventuelle d’isolant derrière la plaque ou la position de la charge (en hauteur, en porte-à-faux, répartie ou concentrée).

Enfin, vous trouverez un pas à pas pour poser correctement vos chevilles dans le placo, des exemples concrets de projets et une liste d’erreurs à éviter. L’objectif : que vous sachiez précisément quelles chevilles pour placo choisir pour chaque type de fixation chez vous, sans improvisation hasardeuse, et en sécurisant vos aménagements sur le long terme.

Comprendre le placo et ce que cela implique pour les chevilles

Avant de choisir une cheville pour mur en placoplâtre, il est indispensable de bien comprendre sur quoi vous allez vous fixer. Le placo est constitué d’un noyau de plâtre pris en sandwich entre deux feuilles de carton. Les plaques sont vissées sur une ossature (généralement métallique) et forment des cloisons ou doublages. Ce système est léger, rapide à poser, performant en isolation, mais mécaniquement, ce n’est pas un mur plein. Cela a un impact direct sur le type de cheville que vous devez utiliser.

Dans un mur plein, la cheville travaille surtout en friction dans la masse. Dans le placo, la plaque est fine (souvent 13 mm), et le plâtre est friable. Les chevilles pour placo doivent donc se déployer, se bloquer ou s’appuyer derrière la plaque pour répartir la charge, au lieu de s’en remettre à une simple pression radiale. C’est ce principe que l’on retrouve dans les chevilles métalliques à expansion (type Molly), les chevilles plastiques à bascule ou les chevilles à visser spécialement étudiées pour le plâtre.

Autre point clé : toutes les cloisons en placo ne se valent pas. Vous pouvez rencontrer :

  • Du simple ou double parement (une ou plusieurs plaques de chaque côté de l’ossature).
  • Une cloison avec isolant en laine minérale derrière la plaque de plâtre.
  • Un doublage collé sur un mur en brique ou béton (le placo est alors devant un support plein).
  • Des plaques hydrofuges (vertes) pour salle de bains ou sanitaires.

Dans une cloison sur ossature, la cheville travaille uniquement sur la plaque de plâtre. Dans un doublage collé, la cheville pour placo peut parfois être remplacée par une cheville pour mur plein si vous percez suffisamment profond pour atteindre le support maçonné. Savoir ce qu’il y a derrière le placo vous aidera donc à choisir entre cheville spécifique pour plâtre ou cheville classique pour béton/brique.

La question de la charge est également centrale. Un tableau léger, une applique ou un petit miroir peuvent être fixés avec des chevilles pour charges légères, voire certaines vis spéciales sans cheville, à condition de respecter le poids maximum. En revanche, pour des éléments plus lourds (meuble haut de cuisine, radiateur électrique, porte-manteau très sollicité), vous devez passer sur des chevilles à expansion ou métalliques qui s’ouvrent derrière la plaque et répartissent mieux les efforts.

Enfin, n’oubliez pas l’environnement de la fixation. En pièce humide (salle de bains, buanderie), privilégiez des chevilles et vis résistantes à la corrosion, en inox ou galvanisé de qualité, pour éviter que la tête de vis ne rouille ou ne casse avec le temps. De même, en extérieur sur plaque de plâtre spéciale (cas plus rare, mais possible en abri ou dépendance), les contraintes climatiques imposent un choix encore plus exigeant.

Les différents types de chevilles pour placo et leurs usages

Il existe de nombreuses chevilles pour placo, mais on peut les regrouper en grandes familles, chacune ayant un comportement mécanique spécifique dans le plâtre. Comprendre ces familles vous permettra de savoir rapidement quelle cheville utiliser dans votre mur en placoplâtre en fonction de l’objet à fixer.

Chevilles métalliques à expansion (type Molly)

Les chevilles métalliques pour placo, souvent appelées à tort « chevilles Molly » (qui est en fait une marque), sont les plus connues pour les charges moyennes à lourdes. Elles se composent d’un corps métallique qui se déploie à l’arrière de la plaque lorsque l’on serre la vis. Les ailettes viennent alors prendre appui sur une large surface de plâtre, ce qui limite l’arrachement.

Utilisations typiques :

  • Meubles hauts de cuisine.
  • Étagères avec charges moyennes (livres, vaisselle).
  • Support de TV (en respectant les poids indiqués par le fabricant).
  • Portemanteaux, fixations de garde-corps légers, éléments souvent sollicités.

Ces chevilles offrent une excellente tenue si elles sont correctement posées (perçage au bon diamètre, sertissage avec pince ou à la vis). On trouve aussi des versions en inox pour les environnements humides ou agressifs.

Chevilles plastiques à expansion spéciales placo

Ces chevilles, souvent en nylon, sont conçues pour s’ouvrir ou se tordre à l’arrière du plâtre, un peu comme une ancre. Elles conviennent bien pour des charges légères à moyennes. On parle parfois de chevilles universelles à expansion, car elles peuvent fonctionner dans plusieurs matériaux (plâtre, brique creuse, béton léger), mais elles ont un comportement particulièrement intéressant dans le placo.

Utilisations typiques :

  • Petites étagères décoratives.
  • Tringles à rideaux (si la charge reste modérée).
  • Cadres, miroirs de taille moyenne.
  • Accessoires muraux de salle de bains (porte-serviettes, patères légères).

Chevilles à visser dans le placoplâtre

Les chevilles à visser pour placo (souvent en plastique ou métal) possèdent un filetage large qui vient mordre dans le plâtre sans pré-perçage (ou avec un simple pointage). Elles sont très pratiques pour des fixations rapides et des charges légères. La vis vient ensuite se loger dans la cheville pour serrer l’objet contre la plaque.

Utilisations typiques :

  • Cadres légers, décorations murales.
  • Petits accessoires (porte-clés, crochets légers).
  • Supports de luminaires peu lourds.

Elles sont parfaites pour un bricolage du quotidien, mais il ne faut pas les surestimer : dès que la charge augmente, les chevilles à visser atteignent vite leurs limites.

Chevilles à bascule et chevilles longues pour cavités

Pour les charges plus importantes dans des cloisons creuses, il existe des chevilles à bascule ou des systèmes avec tiges filetées et ailes rabattables. Une fois passées derrière la plaque, les ailes se déploient et viennent plaquer une grande surface contre l’arrière du placoplâtre. Ces chevilles sont intéressantes pour des charges plus lourdes ou lorsque l’on dispose d’un grand espace creux.

On trouve aussi des chevilles longues spéciales pour cavités, qui combinent un effet d’expansion et un appui sur une plus grande longueur. Elles sont plus techniques à poser, mais très efficaces.

Chevilles universelles et autres solutions

Certains modèles sont présentés comme des chevilles universelles, capables de fonctionner dans le plâtre, la brique, le béton ou le parpaing. Elles se déploient différemment selon le support (expansion, nœud à l’arrière dans les matériaux creux). Elles peuvent être une bonne option si vous bricolez dans différentes pièces avec des murs variés, mais elles ne sont pas toujours optimisées au maximum pour le placoplâtre.

Enfin, il existe des vis spéciales pour placo, sans cheville, qui présentent un filet étudié pour le plâtre. Elles peuvent suffire pour de très faibles charges, mais pour un travail propre et durable, l’usage d’une vraie cheville pour placo reste généralement plus sûr.

Comment choisir quelles chevilles pour placo selon la charge et le contexte

Savoir quelles chevilles pour placo utiliser commence par une bonne évaluation de la situation : poids de l’objet, type d’usage, contexte de la pièce et nature du mur. Cette analyse va guider le choix de la cheville, du diamètre de la vis et parfois de la stratégie de fixation (nombre de points d’ancrage, présence de renforts, etc.).

Évaluer la charge réelle (et pas seulement le poids à vide)

Pour une étagère par exemple, ne prenez pas seulement en compte le poids du plateau, mais aussi ce que vous allez poser dessus. Un petit meuble haut de cuisine vide peut sembler léger, mais chargé de vaisselle, il peut atteindre 40 kg ou plus. Idem pour un porte-manteau dans une entrée : quelques manteaux et sacs lourds créent une charge significative, souvent en traction et en porte-à-faux.

Les fabricants de chevilles indiquent généralement une charge maximale par point de fixation dans du placo. Cette charge est souvent mesurée dans des conditions idéales : plaque de 13 mm en bon état, montage parfait, efforts bien répartis. Par sécurité, il est recommandé de rester en dessous de ces valeurs, surtout si l’usage est quotidien et dynamique (ouvertures/fermetures, mouvements, à-coups).

Adapter la cheville au type d’usage

On peut se donner quelques règles pratiques :

  • Charges légères (moins de 5 kg) : chevilles à visser pour placo, petites chevilles plastiques spéciales plâtre, voire vis pour placo seules pour les tout petits objets décoratifs.
  • Charges moyennes (5 à 20 kg par point) : chevilles plastiques à expansion ou chevilles universelles de bonne qualité, en respectant le nombre de points d’ancrage conseillé.
  • Charges importantes (plus de 20 kg par point) : chevilles métalliques type Molly, chevilles à bascule, ou idéalement fixation dans l’ossature ou dans un renfort prévu à l’avance.

Pour un support TV mural, par exemple, privilégiez systématiquement des chevilles métalliques pour placoplâtre, voire un renfort en bois ou en contreplaqué fixé derrière la plaque si vous êtes en phase de travaux. Pour des éléments très lourds et critiques (ballon d’eau chaude, gros radiateur), on cherchera autant que possible à se fixer dans un mur plein, au sol, ou sur structure dédiée, plutôt que de s’en remettre uniquement à des chevilles dans le plâtre.

Tenir compte de la pièce et de l’environnement

En pièce humide (salle d’eau, cuisine près de la zone de cuisson, buanderie), les fixations subissent des variations de température et d’humidité. Dans ces contextes, utilisez de préférence des chevilles et des vis en acier inox ou zinguées de qualité pour éviter la corrosion. Une tête de vis rouillée affaiblit la fixation et complique tout démontage ultérieur.

Si votre placoplâtre est hydrofuge (plaques vertes), la capacité de charge reste comparable, mais le perçage peut être légèrement différent en sensation. Utilisez des forets adaptés et contrôlez bien votre profondeur pour ne pas abîmer l’isolant derrière.

Vérifier la présence d’ossatures ou de renforts

Avant de percer, il est très utile de repérer la position des montants métalliques de l’ossature (ou des montants bois dans certaines constructions). Vous pouvez utiliser un détecteur de montants, ou simplement sonder avec un petit foret en plusieurs points pour sentir la résistance. Si vous tombez sur un montant, il est souvent plus judicieux de visser directement dedans avec des vis à métal ou bois, sans cheville pour placo. Dans ce cas, la fixation est bien plus solide qu’avec une cheville uniquement dans le plâtre.

De même, si vous êtes en rénovation lourde ou en construction, prévoyez des renforts derrière les plaques de plâtre (tasseaux, contreplaqué) aux endroits où vous savez que vous viendrez fixer des éléments lourds (cuisine, bibliothèque murale, etc.). Vous n’aurez alors plus à vous poser la question de quelles chevilles pour placo utiliser pour une charge extrême : une fixation directe dans le renfort sera la meilleure solution.

Pas à pas : bien poser une cheville dans le placoplâtre

Choisir des chevilles adaptées ne suffit pas, il faut aussi les poser correctement. Une cheville mal installée dans le plâtre perd une grande partie de sa capacité de charge. Voici une méthode éprouvée pour réussir vos fixations, en particulier avec des chevilles métalliques à expansion ou des chevilles spéciales placo.

1. Préparer l’emplacement

Commencez par marquer précisément l’endroit où vous souhaitez percer. Utilisez un niveau à bulle ou un niveau laser pour aligner plusieurs chevilles sur une même ligne (utile pour une étagère ou un meuble haut). Vérifiez que l’emplacement est cohérent avec ce qui se trouve derrière : pas de gaine électrique, pas de canalisation, pas de montant si vous comptez utiliser une cheville de type Molly (sur un montant plein, elle ne pourra pas se déployer correctement).

Un détecteur de métaux et de câbles est un bon investissement pour ce type de travaux. À défaut, ouvrez une petite zone de test dans une zone discrète pour comprendre la structure (épaisseur du placo, présence d’isolant, type d’ossature).

2. Percer au bon diamètre et à la bonne profondeur

Le diamètre du perçage est indiqué sur la boîte de la cheville. Respectez-le scrupuleusement : trop petit, vous abîmerez la plaque en forçant ; trop grand, la cheville flottera et l’ancrage sera médiocre. Utilisez un foret à béton ou à métaux selon votre perceuse, en mode sans percussion pour ne pas éclater le plâtre.

Pour le placoplâtre, il suffit en général de traverser la plaque (13 à 18 mm). Vous pouvez marquer cette profondeur sur le foret avec un morceau d’adhésif pour éviter d’aller trop loin dans l’isolant ou dans l’espace creux. Pour une cheville à visser, le pré-perçage n’est pas toujours nécessaire : un simple pointage au tournevis pour démarrer peut suffire, la cheville se vissant ensuite directement dans le plâtre.

3. Mettre en place et déployer la cheville

Pour une cheville métallique type Molly :

  • Insérez le corps de la cheville dans le trou jusqu’à ce que sa collerette soit affleurante au placo.
  • Utilisez une pince à expansion spécifique pour tirer sur la vis et déployer les ailettes derrière la plaque. La cheville vient alors serrer le placo entre la collerette et les ailettes.
  • Si vous n’avez pas de pince, vous pouvez procéder avec un simple tournevis ou une visseuse : vissez doucement jusqu’à sentir une résistance nette, signe que les ailettes sont en appui. Attention à ne pas trop serrer, sous peine de déformer la plaque.

Pour une cheville plastique à expansion :

  • Insérez la cheville dans le trou, parfois au marteau si le fabricant le précise.
  • Lors du vissage, la cheville se tord ou s’élargit derrière la plaque, créant un ancrage stable.

Pour une cheville à visser dans le placo :

  • Positionnez la cheville dans l’axe et vissez-la doucement avec un tournevis ou une visseuse à faible couple jusqu’à ce que la tête de la cheville affleure le placoplâtre.
  • Évitez de forcer une fois en butée pour ne pas dégrader le plâtre autour.

4. Visser l’accessoire avec la bonne vis

Choisissez des vis compatibles avec la cheville (diamètre et longueur indiqués sur l’emballage). La tête de vis doit être adaptée à l’accessoire à fixer (tête fraisée pour une platine, tête ronde ou hexagonale pour certains supports de TV). En environnement humide, misez sur des vis en inox ou au minimum zinguées de bonne qualité.

Présentez votre accessoire (équerre, platine, rail) en face des chevilles, engagez les vis à la main, puis serrez progressivement en alternance si plusieurs vis sont à proximité. Le serrage doit être franc, mais sans écraser le plâtre. Si la tête de vis commence à s’enfoncer dans la plaque, c’est un signe que la cheville travaille mal ou que le placoplâtre est fragilisé.

Une fois la fixation terminée, testez-la manuellement en appliquant une traction progressive dans le sens principal de la charge. Si vous sentez un jeu anormal, mieux vaut démonter, contrôler et éventuellement changer de type de cheville plutôt que de prendre un risque inutile.

Erreurs fréquentes à éviter et astuces de pro

Dans les travaux de bricolage sur placoplâtre, certaines erreurs reviennent souvent. Elles expliquent la plupart des fixations qui lâchent, des chevilles qui tournent dans le vide ou des plaques fissurées. Les connaître à l’avance permet d’éviter de gâcher du matériel… et de s’éviter des frayeurs.

Erreurs classiques avec les chevilles pour placo

Première erreur : sous-estimer la charge. On installe une petite cheville à visser pour un meuble qui semble léger à vide… puis on le remplit. Au bout de quelques semaines, la cheville arrache un morceau de plâtre. Pour tout élément destiné à recevoir une charge variable (étagères, meubles hauts, porte-manteaux), visez systématiquement un niveau de sécurité supérieur avec des chevilles métalliques ou à expansion, et multipliez les points de fixation.

Deuxième erreur : percer au mauvais diamètre. Une cheville métallique dans un trou trop large ne s’expansera pas correctement et tournera parfois dans le vide. À l’inverse, un trou trop petit oblige à forcer la cheville, ce qui fragilise la plaque de plâtre autour du perçage. Prenez le temps de vérifier les indications du fabricant et utilisez des forets en bon état pour des perçages nets.

Troisième erreur : poser une cheville de type Molly dans un montant. Si vous tombez sur un montant métallique ou bois, la cheville ne pourra pas se déployer. Elle prendra alors une partie de son appui dans le plâtre seulement, ce qui est loin d’être optimal. Dans ce cas, changez de stratégie et fixez directement dans le montant avec des vis adaptées (vis à tôle pour un rail métallique, vis à bois pour un montant bois).

Astuces pour une meilleure tenue dans le temps

Pour améliorer la résistance d’une fixation dans le placoplâtre, vous pouvez :

  • Augmenter le nombre de points d’ancrage : mieux vaut 4 chevilles moyennes bien réparties que 2 chevilles surchargées.
  • Répartir les efforts : par exemple, en fixant une réglette ou un rail horizontal sur lequel vient se suspendre le meuble, plutôt que de le visser seulement sur deux points ponctuels.
  • Utiliser des plaques de répartition : pour certains supports (TV, meubles), ajoutez une plaque en bois ou en métal entre la fixation et le mur pour diffuser les efforts sur une surface plus large.
  • Préférer des chevilles de marque reconnue avec charges testées et documentées, notamment pour les chevilles métalliques ou les chevilles universelles à expansion.

Autre astuce simple : si vous travaillez dans un placo un peu endommagé (ancienne cheville arrachée, trou élargi), rebouchez proprement au plâtre ou avec un enduit adapté, laissez sécher, poncez, puis repercez légèrement à côté ou dans la zone réparée en utilisant une cheville plus adaptée. Ne tentez pas de « récupérer » un trou trop abîmé en forçant une nouvelle cheville dedans.

Penser à la démontabilité et à l’esthétique

Selon votre projet, il peut être utile d’anticiper un démontage futur. Par exemple, pour un support de TV ou un meuble de cuisine, choisissez des vis avec une tête de qualité, qui ne s’abîmera pas au premier serrage. Évitez les vis bas de gamme dont la tête se déforme, rendant tout démontage complexe et abîmant au passage le placoplâtre.

Sur le plan esthétique, pensez à utiliser des caches-vis, des rosaces ou des accessoires de finition lorsque les têtes restent visibles. Certains systèmes de fixation cachent entièrement les vis derrière le meuble ou le support, ce qui contribue aussi à une meilleure protection de la tête (moins d’exposition à l’humidité ou aux chocs).

Sécurité et bon sens

Enfin, gardez en tête quelques règles de bon sens : ne suspendez jamais une personne (par exemple un hamac, un fauteuil suspendu) avec des chevilles uniquement dans du placoplâtre, sauf si un système de renfort et une étude précise l’autorisent. De même, pour les éléments critiques comme les garde-corps ou les fixations susceptibles de recevoir des chocs importants, privilégiez toujours un ancrage dans un support plein ou une structure dédiée plutôt qu’une simple cheville pour placo.

Quelles chevilles pour placo pour vos projets courants : cuisine, TV, salle de bains, rangements

Pour terminer de manière vraiment opérationnelle, il est utile de traduire toutes ces informations en cas concrets du quotidien. Voici, projet par projet, quelles chevilles pour placo privilégier, avec quelques variantes selon la situation.

Fixer des meubles de cuisine et des étagères lourdes

Les meubles hauts de cuisine concentrent à la fois du poids et des sollicitations (on ouvre et ferme les portes, on range régulièrement de la vaisselle). Pour ce type de fixation dans un mur en placoplâtre, les chevilles métalliques à expansion (type Molly) sont généralement le meilleur choix, combinées avec un rail de suspension lorsque le fabricant le propose.

Recommandations :

  • Utiliser au minimum des chevilles métalliques de diamètre 8 mm ou plus, en respectant les charges maximales indiquées.
  • Multiplier les points d’ancrage et les répartir sur toute la longueur du meuble ou du rail.
  • Si possible, tomber sur un ou plusieurs montants de l’ossature et y visser directement avec des vis adaptées.
  • En cuisine ouverte sur pièce de vie, miser sur des vis de qualité, éventuellement en inox autour de la zone de cuisson ou de l’évier.

Support TV mural sur placo

Un support TV exerce souvent une traction importante sur le mur, surtout si l’écran est orientable. Dans un mur en placoplâtre, il est impératif de sécuriser cette fixation :

  • Privilégiez des chevilles métalliques à expansion haut de gamme ou des chevilles à bascule si l’espace derrière le placo le permet.
  • Respectez scrupuleusement le nombre de points d’ancrage recommandés par le fabricant du support.
  • Évitez les chevilles plastiques légères ou les chevilles à visser simples, insuffisantes pour ce type de charge.
  • Si vous êtes en phase de travaux, prévoyez un renfort en bois ou une plaque de contreplaqué derrière le placo à l’emplacement de la future TV.

Accessoires de salle de bains et pièces humides

Pour les porte-serviettes, étagères de douche murales (hors parois carrelées sur support plein), miroirs et patères dans une salle de bains avec mur en placoplâtre :

  • Optez pour des chevilles plastiques à expansion ou des chevilles universelles de qualité, adaptées au plâtre.
  • En zone très exposée à l’eau, utilisez des vis inox ou au minimum zinguées renforcées.
  • Pour une tablette de lavabo qui supporte des charges ponctuelles (on s’y appuie parfois), préférez des chevilles métalliques ou un renfort dans le mur.

Sur placo hydrofuge, la démarche reste la même, mais prenez soin de percer proprement sans éclater le parement.

Rangements muraux, dressing et bureau

Pour un dressing ou des rangements muraux dans une chambre ou un bureau, la question des chevilles pour placo se pose dès qu’on commence à installer des étagères profondes ou des caissons suspendus :

  • Pour des charges légères (petites étagères déco, cadres), une cheville à visser peut suffire.
  • Pour des rangements de vêtements, dossiers, livres, passez sur des chevilles plastiques à expansion ou métalliques selon le poids total.
  • Sur un grand linéaire (par exemple une bibliothèque murale), utilisez des rails ou des crémaillères fixés avec plusieurs chevilles réparties. Là encore, chercher à se fixer dans l’ossature lorsque c’est possible améliore considérablement la tenue.

Approche écoresponsable et durable

Dans une démarche d’optimisation écologique de l’espace de vie, plusieurs pistes peuvent guider votre choix :

  • Privilégier des chevilles en matériaux durables (métal recyclable, plastiques de qualité longue durée) plutôt que des produits bas de gamme à remplacer régulièrement.
  • Optimiser le nombre de fixations en travaillant avec des rails, des tasseaux ou des panneaux techniques qui limitent le nombre de perçages dans le placoplâtre.
  • Concevoir vos aménagements pour qu’ils soient modulables sans devoir recréer de nouveaux trous à chaque réorganisation (par exemple, un grand panneau mural sur lequel viennent se fixer plusieurs éléments).
  • Choisir des chevilles inox ou protégées contre la corrosion dans les pièces humides pour garantir une longévité réelle, évitant de réintervenir fréquemment.

En combinant le bon choix de cheville pour votre placo, une pose rigoureuse et une réflexion globale sur l’aménagement, vous pouvez obtenir des fixations solides, durables et adaptées à votre mode de vie. L’objectif n’est pas seulement que « ça tienne » aujourd’hui, mais que vos installations restent fiables et sûres dans le temps, au service d’un habitat pratique, agréable et harmonieux.

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