Dans un projet de bricolage autour de la maison, on tombe souvent sur un même besoin : piloter du 230 V (éclairage extérieur, moteur de portail, pompe de jardin, ventilation du garage…) à partir d’un signal en basse tension, typiquement 24 V issu d’une carte électronique. C’est exactement le rôle d’un relais, et les modèles Finder font partie des plus utilisés par les particuliers comme par les pros. Pourtant, le câblage d’un relais Finder 24V / 220V (ou plutôt 230 V) reste flou pour beaucoup : quelles bornes utiliser, comment respecter la sécurité, comment intégrer le relais dans un automatisme de portail ou un système domotique maison, quels schémas de branchement suivre ?
Sur Terra Maison, l’objectif n’est pas de vous noyer dans un jargon d’électricien, mais de vous donner des méthodes claires et applicables. Cet article détaille pas à pas le câblage d’un relais Finder alimenté en 24 V pour commuter du 230 V, avec des exemples concrets liés à l’habitat : commande d’un éclairage de jardin, utilisation d’une sortie de portail, automatisation d’un appareil, etc. On va voir comment identifier les bornes, choisir le bon modèle de relais, réaliser un câblage propre dans un tableau ou un boîtier, et surtout comment travailler en sécurité.
Vous trouverez parfois des schémas très techniques en PDF ou dessinés sous Illustrator, avec des mentions étranges du type endobj ou endstream récupérées depuis des exports de documents. L’idée ici est de simplifier tout cela sans perdre la précision technique : on garde le cœur (le core) de l’information nécessaire pour un bricolage efficace, fiable et durable. Que vous souhaitiez simplement faire un branchement relais 24V/220V sur la sortie d’un automatisme de portail, ou construire une petite armoire électrique pour vos équipements de jardin, ce guide a été pensé pour vous accompagner du choix du relais jusqu’aux tests finaux.
Comprendre le rôle d’un relais Finder 24V / 220V dans la maison
Avant de parler câblage, il est essentiel de comprendre ce que fait réellement un relais Finder 24V / 220V et pourquoi il est si utile dans un habitat moderne. Le principe est simple : le relais est un interrupteur commandé électriquement. La bobine du relais est alimentée en basse tension (24 V dans notre cas), et cette alimentation permet de fermer ou d’ouvrir un contact qui, lui, commute une tension différente, souvent du 230 V pour l’éclairage ou les appareils domestiques.
Imaginez, par exemple, un automatisme de portail battant. La platine électronique de votre motorisation dispose d’une sortie en 24 V, prévue pour un relais ou pour un éclairage basse tension. Cette sortie ne peut pas directement alimenter un projecteur 230 V de 100 W qui va éclairer votre allée lorsque le portail s’ouvre. Le courant admissible sur cette sortie est limité. C’est là qu’intervient le câblage d’un relais Finder : la sortie 24 V de la carte pilote la bobine du relais, et le contact du relais, isolé de la partie commande, se charge de commuter le 230 V vers votre projecteur. Vous obtenez un système propre, sécurisé, où la carte électronique est protégée, et où le réseau 230 V reste bien séparé de la commande basse tension.
Dans le même esprit, un relais Finder peut piloter une prise extérieure, une petite pompe d’arrosage, une ventilation de sous-sol ou une guirlande de terrasse. La logique est toujours la même :
- Commande basse tension (24 V DC ou AC selon modèle) : issue d’une carte de portail, d’un module domotique, d’un thermostat, d’un interrupteur ou d’un détecteur de mouvement.
- Puissance en 230 V : alimentation d’un éclairage, d’un moteur, d’une prise, d’un radiateur d’appoint, etc.
- Isolation galvanique entre la commande et la puissance : sécurité pour l’électronique et pour vous.
Les relais Finder existent en de nombreuses « familles » (séries) et « campioni » (exemples de configurations) : relais enfichables sur socle, relais embrochables sur rail DIN, relais miniatures pour circuit imprimé, modules pré-câblés… En bricolage autour de la maison, on utilise le plus souvent :
- Des relais 24 V AC ou DC avec socle bornier à vis, montés dans un tableau électrique ou un boîtier étanche.
- Des modules complets Finder prévus pour la commande d’éclairages ou d’appareils, parfois avec bornes à ressort.
La bonne compréhension de ce rôle de « passerelle » entre une commande faible puissance et un circuit 230 V permet d’aborder le câblage avec beaucoup plus de logique. On sait où se situe la partie commande, où se situe la partie puissance, et comment les deux communiquent sans se mélanger. C’est le socle indispensable avant de passer au branchement détaillé.
Identifier les bornes d’un relais Finder et préparer le câblage 24V / 220V
Le câblage d’un relais Finder devient très simple dès lors qu’on sait lire les repères de bornes et le petit schéma sérigraphié sur le côté du relais ou du socle. Même sans être électricien, quelques minutes d’observation suffisent pour ne plus se tromper. On retrouve systématiquement deux zones distinctes : la bobine (commande) et les contacts (puissance).
Sur un relais Finder typique utilisé dans un tableau (par exemple un relais 24 V avec un ou deux contacts inverseurs), les bornes de la bobine sont souvent repérées par des numéros comme A1 et A2, ou parfois 13-14 selon la série. La documentation fournie par Finder, même lorsqu’elle est extraite d’un PDF un peu « brut » avec des codes comme endobj ou endstream, indique toujours clairement quelles bornes correspondent à la bobine. C’est sur celles-ci que vous allez brancher votre 24 V : la sortie de votre carte de portail, de votre module domotique ou de votre alimentation basse tension dédiée.
Les contacts de puissance sont, eux, identifiés par d’autres numérotations : 11-12-14 pour un contact inverseur (commun, normalement fermé, normalement ouvert), ou encore 21-22-24 pour un second contact, et ainsi de suite. La logique standard est la suivante :
- Bornes marquées « COM » ou numérotées 11, 21… : ce sont les communs des contacts.
- Bornes marquées « NO » (Normally Open) ou numérotées 14, 24… : contacts normalement ouverts, qui se ferment quand la bobine est alimentée.
- Bornes marquées « NC » (Normally Closed) ou numérotées 12, 22… : contacts normalement fermés, qui s’ouvrent quand la bobine est alimentée.
Pour un usage courant dans la maison (allumage d’une lampe de jardin via la sortie d’un portail par exemple), on utilise presque toujours le contact NO (normalement ouvert). Ainsi, la lampe est éteinte en temps normal, et ne s’allume que lorsque la bobine reçoit le 24 V de commande. Le branchement générique sera donc :
- Phase 230 V entrante sur le COM (ex. borne 11).
- Phase 230 V sortante vers la lampe sur le NO (ex. borne 14).
- Neutre de la lampe raccordé directement au neutre du réseau (dans un domino ou bornier séparé).
Avant de passer aux fils, prenez le temps de :
- Vérifier sur la notice Finder la tension de la bobine (24 V AC ou DC) afin de la faire correspondre à votre commande.
- Repérer la couleur (les « colori ») des conducteurs que vous allez utiliser : en France, marron ou noir pour la phase, bleu pour le neutre, vert/jaune pour la terre. Une codification cohérente simplifie tout dépannage ultérieur.
- Choisir la section de câble adaptée au courant commuté (par exemple 1,5 mm² pour un circuit d’éclairage, 2,5 mm² pour une prise ou une petite pompe).
- Prévoir un boîtier ou rail DIN pour fixer le relais Finder et ses socles, afin de garder un câblage propre et accessible.
Dans une démarche de bricolage sécurisé, cette phase de préparation est essentielle. Vous pouvez même esquisser vos propres schémas sous un logiciel de dessin ou un équivalent d’Illustrator pour garder une trace de votre installation domestique, notamment si vous cumulez plusieurs relais pour gérer divers équipements extérieurs (spots de terrasse, éclairage de massif, pompe de bassin, etc.).
Schémas de câblage type d’un relais Finder 24V pour commuter du 230 V
Passons aux cas pratiques. Voici plusieurs scénarios fréquents autour de la maison, avec une logique de branchement que vous pouvez adapter à votre situation. L’idée n’est pas de remplir des pages de schémas peu lisibles, mais de vous donner des « modèles » mentaux clairs, que vous pouvez ensuite transposer.
Câblage d’un relais Finder sur la sortie d’un portail pour piloter un éclairage 230 V
Situation typique : vous souhaitez que l’éclairage de l’allée s’allume automatiquement lorsque le portail s’ouvre. Votre motorisation de portail dispose d’une sortie 24 V (souvent marquée « LIGHT », « AUX », « 24V » ou « SOUTIEN LUMIÈRE ») prévue justement pour commander un relais. Le branchement relais 24V/220V sur cette sortie suit ces étapes :
- Coupez l’alimentation générale du portail et du circuit d’éclairage au disjoncteur.
- Sur le relais Finder, branchez la sortie 24 V du portail : le + sur A1, le – sur A2 (ou inversement selon le type, si bobine AC peu importe la polarité).
- Alimentez la phase 230 V (en provenance du tableau) sur le COM du relais (par ex. borne 11).
- Branchez la phase vers votre éclairage extérieur sur le NO du relais (par ex. borne 14).
- Reliez le neutre de l’éclairage au neutre du réseau dans un bornier commun.
Quand la carte du portail enverra 24 V sur la bobine, le relais se collera et la phase sera envoyée vers la lampe. À l’arrêt, le relais se décolle et coupe l’éclairage. Le relais agit ainsi comme une passerelle entre la logique 24 V de la platine et le 230 V de vos luminaires.
Câblage d’un relais Finder avec deux circuits 230 V indépendants
Certains relais Finder possèdent deux contacts indépendants (deux inverseurs). Cela permet, avec une seule commande 24 V, de piloter deux circuits 230 V différents. Exemple : éclairage de l’allée et prise de courant étanche pour un petit équipement, toutes deux activées lors de l’ouverture du portail ou d’un scénario domotique.
Le schéma ressemble au précédent, mais vous utilisez :
- COM du premier contact (11) relié à une phase 230 V protégée par un disjoncteur adapté, NO (14) vers la lampe.
- COM du second contact (21) relié à une autre phase (ou la même, selon votre distribution), NO (24) vers la prise extérieure ou un second éclairage.
Les neutres sont ramenés sur le bornier de neutre, et la commande 24 V reste unique sur A1/A2. Vous obtenez ainsi un pilotage synchronisé de plusieurs équipements avec un seul relais, sans surcharger la sortie de votre carte de commande.
Relais Finder utilisé comme interface de sécurité
Dans le cadre d’une optimisation écologique et sécurisée de l’habitat, on peut vouloir couper automatiquement certains appareils quand personne n’est présent (ventilation de garage, radiateur soufflant d’atelier, chargeurs, etc.). Un module domotique à faible puissance envoie alors une commande 24 V vers un relais Finder qui assurera l’ouverture ou la fermeture d’un circuit 230 V plus gourmand.
Le câblage reste similaire :
- Borne de commande 24 V du module domotique vers A1/A2 sur le relais.
- Phase 230 V de l’appareil sur le COM du relais, sortie vers l’appareil sur le NO.
- Neutre direct vers l’appareil.
Ce type de montage permet de mieux maîtriser les consommations cachées (stand-by, veille) et de structurer vos circuits pour faciliter la maintenance. C’est une manière concrète de rendre votre installation plus sobre énergétiquement, tout en conservant un bon niveau de confort et de praticité.
Bonnes pratiques de câblage : sécurité, fiabilité et propreté de l’installation
Un relais Finder peut paraître simple à câbler, mais les erreurs classiques surviennent souvent sur des détails : fils mal serrés, confusion entre neutre et phase, absence de repérage, protection insuffisante… Pour un habitat sain et durable, il vaut mieux prendre le temps de faire un câblage propre que de devoir intervenir plus tard pour corriger des problèmes de faux contacts ou de déclenchements intempestifs.
Première règle : travailler hors tension. Cela peut paraître évident, mais il est fréquent, lors d’un petit bricolage, de « vite fait » brancher un relais dans un coffret de portail sans couper le courant au disjoncteur. Mauvaise idée. Coupez systématiquement l’alimentation générale des circuits concernés et vérifiez l’absence de tension avec un testeur adapté. N’oubliez pas que la bobine 24 V et les contacts 230 V cohabitent dans un même boîtier : même si vous pensez ne toucher que la partie basse tension, le risque de contact indirect avec le 230 V existe.
Ensuite, organisez votre câblage. Dans un tableau ou un boîtier, séparez si possible les faisceaux 24 V et 230 V. Utilisez des borniers distincts, des couleurs de fils cohérentes (bleu pour le neutre, marron/noir pour la phase) et, si nécessaire, des gaines repérées. Un câblage visuellement clair est plus simple à dépanner et réduit le risque d’erreurs lors de futures modifications. Les électriciens soignent souvent la disposition des fils comme une sorte de « dessin technique » presque graphique, un peu comme on organiserait des calques de couleurs (« colori ») dans un logiciel de dessin ou un éditeur type Illustrator : chaque fonction est lisible, chaque trajet est logique.
Autres points de vigilance :
- Respectez la section des conducteurs en fonction de l’intensité maximale que le relais devra commuter. Référez-vous aux caractéristiques du relais Finder : intensité nominale (ex. 10 A), type de charge (résistive, inductive), catégorie d’emploi.
- Assurez-vous que le relais utilisé est compatible avec la nature de la bobine (24 V AC ou 24 V DC). Une erreur de type de tension peut endommager la bobine ou empêcher le fonctionnement.
- Installez les relais sur un rail DIN ou une platine stable, dans un coffret fermé et, pour l’extérieur, étanche (IP55 ou plus). Ne laissez jamais un relais simplement « pendouiller » dans un pilier de portail ou un local humide.
- Prévoyez une protection en amont du circuit 230 V piloté (disjoncteur magnétothermique ou fusible adapté).
- Serrez correctement les borniers : ni trop (au risque d’abîmer le conducteur), ni trop peu (risque d’échauffement et de faux contact).
Enfin, quand cela est possible, pensez à noter au feutre indélébile ou sur étiquettes le rôle de chaque relais : « RELAIS PORTAIL / LUMIÈRE ALLÉE », « RELAIS DOMOTIQUE / PRISE ATELIER », etc. Cette habitude, qui paraît presque anodine, fait gagner un temps précieux lors des dépannages ou des évolutions de votre installation. C’est le genre de petite méthode de « pro » que l’on peut facilement adopter dans ses projets de bricolage sérieux à la maison.
Dépannage, tests et optimisation écologique de votre câblage relais Finder
Une fois le relais câblé, la phase de tests est cruciale. Elle permet de vérifier non seulement que tout fonctionne, mais aussi que le comportement est conforme à vos objectifs d’usage et d’économie d’énergie. Un bon câblage n’est pas seulement un branchement qui « marche », c’est un montage fiable dans le temps, facile à maintenir et cohérent avec une logique d’habitat optimisé.
Pour tester votre relais Finder 24V / 220V, procédez par étapes :
- Avec le courant coupé, relisez votre câblage fil par fil : commande 24 V sur A1/A2, phase entrante sur COM, phase sortante sur NO, neutres correctement reliés, terre en place si nécessaire.
- Remettez sous tension le 230 V et la commande 24 V.
- Activez la commande 24 V (par exemple, ouvrez le portail, déclenchez un scénario domotique ou actionnez un interrupteur). Écoutez si le relais « claque » : ce petit bruit sec indique que la bobine attire l’armature et que le contact bascule.
- Vérifiez ensuite côté 230 V que l’appareil branché (éclairage, prise, moteur) réagit bien à chaque commande.
En cas de dysfonctionnement, suivez une logique de diagnostic :
- Le relais ne claque pas : vérifiez la présence de la tension 24 V sur A1/A2 avec un multimètre (en position voltmètre DC ou AC selon le cas). Si la tension est absente, le problème vient de la carte de commande ou du câblage 24 V. Si la tension est présente mais que le relais reste muet, la bobine est peut-être hors service ou le relais mal adapté à la tension.
- Le relais claque mais l’appareil ne s’allume pas : vérifiez la présence de 230 V sur le COM et sur le NO lorsque le relais est activé. Contrôlez également la continuité du circuit d’éclairage ou de l’appareil (ampoule HS, disjoncteur déclenché, mauvais raccordement du neutre).
- Le relais « grésille » ou commute de manière instable : la sortie de commande 24 V est peut-être sous-dimensionnée ou mal paramétrée (cas de certains automatismes de portail), ou la connexion 24 V est mauvaise (mauvais serrage, oxydation).
Sur le plan écologique, le relais peut être un très bon allié. Bien câblé, il permet de :
- Éteindre automatiquement des éclairages extérieurs au bout d’un certain temps via la logique de la carte de portail ou d’un module domotique.
- Chercher à regrouper plusieurs circuits « à usage ponctuel » derrière un même relais pour limiter les veilles inutiles.
- Automatiser des appareils énergivores (chauffage d’atelier, ventilation, pompes) pour qu’ils ne fonctionnent que lorsque cela est utile.
Vous pouvez, par exemple, rattacher le relais à un système de gestion centralisée (box domotique, thermostat connecté, capteur de présence) pour piloter intelligemment vos usages. La mécanique reste la même : le relais n’est pas « intelligent » en soi, mais il exécute fidèlement ce que décide votre système de commande, tout en assurant la séparation nécessaire entre commande basse tension et réseau 230 V.
Pour documenter votre installation, n’hésitez pas à conserver une version numérique de vos schémas. Certains bricoleurs créent une sorte de « plan d’armoire » avec des calques de couleurs (un peu comme on gère des layers et des « colori » sur un logiciel graphique de type Illustrator) pour différencier les circuits. Même si certains fichiers techniques récupérés sur internet montrent des codes internes comme endobj ou endstream, l’essentiel est de garder un schéma clair, lisible et à jour, pour que votre système reste compréhensible dans le temps, pour vous comme pour toute personne qui interviendrait après vous.
Avec un relais Finder correctement choisi, un câblage soigné et des tests rigoureux, vous disposez ainsi d’un outil simple mais puissant pour faire le lien entre vos projets de bricolage, vos envies de confort (portail, éclairage, automatisation) et vos objectifs d’optimisation écologique au quotidien. C’est exactement ce type de petit équipement, discret mais central, qui permet de faire de votre maison un habitat à la fois pratique, maîtrisé et durable.
