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    Home » 9 erreurs de joint de carrelage extérieur qui ruinent une terrasse (et comment les éviter)
    Aménagement

    9 erreurs de joint de carrelage extérieur qui ruinent une terrasse (et comment les éviter)

    10/12/2025
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    Image pour joint carrelage extérieur terrasse
    Image pour joint carrelage extérieur terrasse
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    Une terrasse carrelée peut tenir 20 ans… ou se dégrader en 2 ans seulement. Dans la majorité des cas, la différence se joue au niveau des joints. Un joint mal réalisé ou mal choisi laisse passer l’eau, se fissure, noircit, et finit par faire bouger ou casser le carrelage.

    Avant de sortir la truelle, il est essentiel de comprendre ce qui fait la spécificité d’un joint de carrelage extérieur : exposition à la pluie, au gel, au soleil, à la dilatation thermique et parfois aux charges lourdes (mobilier, véhicules, pots de fleurs). Chaque erreur sur cette partie du chantier coûte cher à long terme, en temps comme en budget.

    Pourquoi les joints de carrelage extérieur sont-ils si cruciaux ?

    Contrairement au carrelage intérieur, une terrasse se trouve en première ligne face aux intempéries. Les joints y jouent un rôle structurel et de protection :

    • Étanchéité partielle : ils limitent, sans l’empêcher totalement, la pénétration d’eau entre les carreaux.
    • Absorption des mouvements : les carreaux se dilatent et se rétractent avec les variations de température.
    • Stabilité : un joint adapté contribue à répartir les charges et à stabiliser le revêtement.
    • Protection des arêtes : il limite l’ébréchage et les impacts sur les bords du carrelage.

    Sous-dimensionner, négliger ou bâcler cette étape, c’est accepter à court terme :

    • des carreaux qui se descellent ou sonnent creux,
    • des joints qui s’effritent, se tachent ou se décollent,
    • des infiltrations dans la dalle ou la chape, avec risque de gel et de fissures,
    • des réparations lourdes, parfois avec dépose complète du carrelage.

    Pour vous aider à éviter ces problèmes, passons en revue les 9 erreurs les plus fréquentes lorsque l’on réalise un joint de terrasse extérieure… et comment les corriger dès la conception du projet.

    Les 9 erreurs de joint de carrelage extérieur qui ruinent une terrasse

    1. Choisir un mortier de jointement non adapté à l’extérieur

    C’est l’erreur n°1 : utiliser le premier sac de mortier de jointement venu, sans vérifier s’il est compatible extérieur et gel.

    Un mortier prévu pour l’intérieur :

    • absorbe trop l’eau et se gorge d’humidité,
    • se fissure facilement au gel,
    • se tache rapidement (mousses, algues, salissures grasses),
    • perd sa cohésion sous l’effet du soleil et des UV.

    Pour une terrasse, orientez-vous vers :

    • un mortier de jointement spécial extérieur, résistant au gel et aux intempéries,
    • un produit adapté au type de carreaux (grès cérame, pierre naturelle, dalles sur plot, etc.),
    • si besoin, un mortier flexible ou amélioré (classe CG2 selon la norme EN 13888) pour gérer les mouvements du support.

    Vérifiez systématiquement les mentions sur le sac : « usage extérieur », « résistant au gel », « pour terrasses » ou « sols extérieurs ». Les fiches techniques des fabricants vous donnent aussi des indications précieuses sur les conditions d’utilisation, les largeurs de joints admissibles et les temps de séchage.

    2. Négliger la largeur minimale des joints

    Sur une terrasse, un joint trop fin est quasiment toujours une mauvaise idée. Beaucoup de bricoleurs veulent un rendu « sans joints » ou « ultra fin », surtout avec les carreaux grand format. Mais en extérieur, cette approche est risquée :

    • le carrelage se dilate avec la chaleur et se rétracte au froid,
    • un jeu insuffisant crée des contraintes mécaniques sur les carreaux,
    • les bords peuvent se fissurer, surtout sur les carreaux céramiques rigides.

    À titre indicatif (toujours à ajuster selon les préconisations du fabricant) :

    • Grès cérame rectifié : joints de 3 à 5 mm en extérieur,
    • Carrelage non rectifié : joints de 4 à 8 mm,
    • Pierre naturelle : souvent 5 à 12 mm selon la régularité des dalles.

    Respectez scrupuleusement les recommandations du fabricant du carrelage. Si une notice préconise 5 mm minimum en extérieur, ne descendez pas à 2 mm pour des raisons uniquement esthétiques : vous fragilisez toute la terrasse.

    3. Oublier les joints de dilatation et fractionnement

    Au-delà des joints entre carreaux, la terrasse a besoin de joints plus larges, appelés joints de dilatation ou de fractionnement. Ils sont indispensables dès que :

    • la surface est importante (souvent au-delà de 20 à 40 m² selon les cas),
    • la terrasse est exposée en plein soleil,
    • la dalle support est vaste ou subdivisée en plusieurs zones.
    Lire aussi  Comment choisir la couleur de joint de carrelage extérieur : le guide visuel du joint gris

    Sans ces joints stratégiques, les tensions s’accumulent dans le revêtement :

    • fissures en « toile d’araignée » sur le carrelage,
    • fissuration des joints,
    • décollage partiel ou total de certaines zones de carrelage.

    Ces joints spécifiques sont généralement remplis avec un mastic souple (polyuréthane, silicone spécifique pour sols, etc.) et non avec le mortier de jointement classique. Ils doivent :

    • reprendre les joints structurels de la dalle béton,
    • diviser la surface en panneaux plus restreints,
    • être présents en périphérie contre les murs (joint périphérique souple).

    Lors de la préparation du chantier, prévoyez sur plan l’emplacement de ces joints. C’est un point incontournable si vous souhaitez que votre terrasse tienne plusieurs décennies sans désordres majeurs.

    4. Poser sur un support non drainant ou mal préparé

    Un joint, même parfaitement réalisé, ne rattrape jamais un support défaillant. Si l’eau stagne sous les carreaux, elle finit par chercher le moindre point faible : fissures, poreux, micro-espaces le long des joints.

    Les erreurs fréquentes sur le support :

    • dalle béton sans pente suffisante (au moins 1,5 à 2 % vers l’extérieur),
    • absence de solution drainante sur les poses sur lit de gravier ou sable,
    • chape poudreuse ou fissurée non réparée,
    • ancienne terrasse carrelée re-carrelée sans traitement des désordres (décollements, fissures).

    Résultats :

    • montée d’humidité par capillarité dans les joints,
    • éclatement au gel lorsque l’eau piégée sous le carrelage gèle,
    • décollement progressif de certains carreaux.

    Avant de s’attaquer aux joints, la priorité est donc :

    • de garantir une pente d’écoulement suffisante,
    • de choisir un système de pose adapté (collée, sur chape, sur plots, drainante),
    • de vérifier l’état du support (solidité, planéité, absence de fissures actives).

    5. Rincer trop tard (ou trop tôt) lors du jointoiement

    Le timing du rinçage est l’un des points les plus délicats. Deux excès sont fréquents :

    • Rinçage trop précoce : le mortier est encore trop frais, le joint se creuse, devient poreux, voire se « décolle » par endroits.
    • Rinçage trop tardif : le voile de ciment durcit sur le carrelage, les résidus deviennent très difficiles à enlever.

    Pour éviter ces problèmes :

    • respectez scrupuleusement le temps de prise indiqué sur l’emballage (souvent 10 à 30 minutes avant le premier nettoyage),
    • travaillez par petites surfaces pour garder le contrôle (4 à 6 m² à la fois),
    • effectuez un premier nettoyage avec une éponge légèrement humide en mouvements diagonaux par rapport aux joints,
    • revenir ensuite pour un second nettoyage plus fin, une fois le joint bien tiré.

    Évitez absolument de « noyer » la terrasse sous l’eau pendant cette phase : un excès d’eau peut fragiliser le mortier, provoquer des efflorescences (voiles blanchâtres) et entraîner des joints trop creusés.

    6. Travailler par fortes chaleurs, plein soleil ou par temps de gel

    Les conditions climatiques au moment du jointoiement ont un impact direct sur la qualité finale. Trois situations sont à éviter :

    • Plein soleil et forte chaleur : le mortier sèche trop vite en surface, risque de fissures, de brûlures ou d’adhérence incomplète.
    • Temps de gel ou proche de 0 °C : la prise du mortier est perturbée, l’eau gèle dans la masse, ce qui fragilise le joint.
    • Pluie annoncée dans les heures qui suivent : le joint fraîchement réalisé se gorge d’eau, se lave en surface, se tache ou se creuse.

    Les bonnes pratiques :

    • prévoir le jointoiement à des températures modérées (idéalement entre 10 et 25 °C),
    • travailler le matin ou en fin de journée si la terrasse est en plein soleil,
    • proscrire les périodes de gel ou de forte humidité,
    • protéger la terrasse récemment jointoyée en cas de pluie annoncée (bâche tendue, abri temporaire).
    Lire aussi  10 Applications Créatives du Banc en Béton Cellulaire dans Votre Jardin

    Respecter ces fenêtres météo limite fortement les risques de microfissures, d’affaissement de joint et de taches d’humidité persistantes.

    7. Sous-doser ou surdoser l’eau de gâchage

    La consistance du mortier de jointement est un point souvent négligé. On pense parfois qu’un mortier plus fluide est plus simple à appliquer… mais c’est une erreur :

    • Trop d’eau : perte de résistance mécanique, retrait excessif au séchage, joints plus poreux et plus sensibles aux taches.
    • Pas assez d’eau : mortier difficile à mettre en œuvre, mauvaise adhérence aux flancs du carreau, risque de manques et de zones creuses.

    Pour obtenir un joint performant :

    • respectez les proportions eau/poudre indiquées sur le sac,
    • gâchez par petites quantités, adaptées au temps d’utilisation (pot life),
    • mélangez soigneusement jusqu’à obtenir une pâte homogène, sans grumeaux,
    • laissez éventuellement « reposer » quelques minutes puis remélangez avant application (suivant fiche technique).

    Un mortier bien dosé est plus dense, mieux accroché et plus durable : c’est un point clé si vous visez une terrasse résistante au passage du temps.

    8. Ne pas adapter la couleur du joint aux contraintes extérieures

    Le choix de la couleur ne relève pas seulement de l’esthétique. En extérieur, il impacte l’entretien et l’aspect dans le temps :

    • Joints très clairs (blanc, beige très pâle) : ils se salissent et se tachent vite (terre, pluie, feuilles, pollution), demandent plus d’entretien.
    • Joints très foncés : ils peuvent blanchir avec les efflorescences ou les produits de nettoyage mal adaptés.

    Quelques conseils pratiques :

    • privilégiez une teinte de joint proche de celle du carrelage pour limiter la visibilité des salissures,
    • évitez les blancs purs sur les terrasses très exposées aux projections de terre ou aux végétaux,
    • dans les zones fortement fréquentées, optez pour des teintes intermédiaires (gris moyen, beige chaud) qui vieillissent mieux.

    Si vous doutez, faites un essai sur quelques carreaux avant de lancer tout le chantier. Un mauvais choix de couleur peut vite donner un aspect négligé à une terrasse pourtant parfaitement réalisée.

    9. Négliger l’entretien régulier des joints

    Un joint de terrasse extérieur n’est jamais « posé pour la vie ». Il doit être surveillé et entretenu :

    • les mousses, algues et lichens s’installent dans les porosités,
    • les microfissures s’ouvrent avec le temps et les cycles gel/dégel,
    • des petites zones peuvent se désagréger sous l’effet des nettoyages haute pression trop agressifs.

    Les bonnes habitudes à prendre :

    • un nettoyage doux et régulier (brosse souple + eau + savon neutre),
    • éviter le karcher trop près des joints ou avec une pression excessive,
    • traiter les mousses avec des produits compatibles minéraux et respectueux de l’environnement,
    • réparer sans tarder les zones fissurées ou manquantes, avant que l’eau ne s’infiltre sous les carreaux.

    Sur certains supports, l’application ponctuelle d’un hydrofuge adapté aux joints peut également prolonger leur durée de vie et faciliter le nettoyage, à condition de choisir un produit respirant et compatible.

    Bien préparer et réaliser ses joints de terrasse : méthode et points de vigilance

    1. Anticiper dès le choix du carrelage

    Un projet de terrasse durable commence par la sélection du carrelage lui-même. Pensez aux joints dès cette phase :

    • choisissez des carreaux spécial extérieur antidérapants (norme R11 au minimum pour les zones exposées à l’eau),
    • vérifiez la rectification (bords usinés) qui influence la largeur possible du joint,
    • priorisez des formats compatibles avec la surface pour limiter les découpes et joints trop fins,
    • envisagez une teinte de carrelage qui s’accorde facilement avec plusieurs couleurs de joint (pour rester flexible).

    Plus les carreaux sont grands, plus les contraintes de dilatation sont fortes. La qualité du support, des colles et des joints devient alors déterminante.

    2. Respecter scrupuleusement les notices des fabricants

    Chaque mortier de jointement a ses propres spécificités :

    • proportions d’eau,
    • temps d’utilisation,
    • conditions de température,
    • largeur admissible des joints,
    • délai avant remise en circulation.
    Lire aussi  Idées déco : 7 façons de peindre une poutre couleur bois sans perdre le charme de l’ancien

    Prendre le temps de lire la fiche technique n’est pas une option. Elle vous indiquera également :

    • si le produit est adapté aux terrasses extérieures,
    • sa classe de performance (CG1, CG2, etc.),
    • les éventuelles précautions pour les pavés ou pierres naturelles sensibles aux taches.

    En cas de doute, il est judicieux de contacter le service technique de la marque ou de réaliser un test sur une petite zone non visible.

    3. Soigner le remplissage des joints

    Un joint solide est un joint parfaitement rempli, sans cavité intérieure. Lors de l’application :

    • utilisez une raclette en caoutchouc ou une taloche adaptée,
    • appliquez en mouvements diagonaux par rapport aux joints pour bien les charger,
    • vérifiez que le mortier s’enfonce correctement et chasse l’air,
    • évitez de « tirer » trop fort sur les joints, ce qui les creuserait.

    Après le premier nettoyage, contrôlez visuellement l’état des joints sur plusieurs zones :

    • absence de trous ou manques,
    • niveau régulier,
    • bonne adhérence aux bords du carrelage.

    Cette vérification permet de corriger immédiatement les défauts au lieu de les découvrir une fois le mortier totalement durci.

    4. Protéger la terrasse juste après les travaux

    Les heures et les premiers jours qui suivent le jointoiement sont critiques :

    • évitez toute circulation pendant au moins 24 à 48 h (ou plus selon les indications du fabricant),
    • protégez de la pluie battante avec une bâche ou un abri si nécessaire,
    • ne faites pas de nettoyage intensif ou d’application de produits chimiques pendant les premières semaines,
    • limitez le déplacement d’objets lourds sur la terrasse fraîchement réalisée.

    Cette phase de « repos » permet aux joints d’atteindre leur résistance optimale et de se stabiliser avant d’être soumis aux contraintes du quotidien.

    Choisir les bons produits et adopter une démarche durable

    1. Privilégier des produits performants et durables

    Sur une terrasse, économiser quelques euros sur le mortier de jointement est rarement un bon calcul. Un produit de meilleure qualité offre :

    • une meilleure résistance mécanique,
    • une meilleure tenue aux cycles gel/dégel,
    • une porosité réduite, donc moins de taches et de salissures,
    • une durée de vie plus longue, limitant les réparations futures.

    Certains mortiers sont également formulés avec des additifs qui améliorent la flexibilité ou l’hydrofugation de surface, ce qui est un vrai plus pour les terrasses très exposées.

    2. Penser écologie et entretien raisonné

    Dans une démarche écoresponsable, l’objectif est double : utiliser des produits les moins polluants possibles et faire durer le plus longtemps votre ouvrage pour éviter de tout refaire.

    • Préférez les produits disposant de labels environnementaux ou de fiches de déclaration environnementale fiables.
    • Limitez l’emploi de nettoyants agressifs et de désherbants chimiques sur les joints.
    • Favorisez des méthodes mécaniques douces : brosse, eau, nettoyants biodégradables spécifiques.

    Pour aller plus loin sur la sélection des matériaux, les types de mortiers et les différentes solutions de pose en extérieur, vous pouvez consulter notre dossier complet dédié aux joints de carrelage pour terrasse et aménagements extérieurs, pensé pour comparer les options et choisir les systèmes les plus adaptés à votre habitat.

    3. Réparer plutôt que tout remplacer

    Si votre terrasse présente déjà des défauts de joints, il n’est pas toujours nécessaire de déposer tout le carrelage. Une approche progressive est souvent possible :

    • Joints localement fissurés ou manquants : dépose ciblée du joint, nettoyage et re-jointoiement sur la zone concernée.
    • Joints encrassés mais encore solides : nettoyage approfondi, éventuellement suivi d’un traitement hydrofuge compatible.
    • Infiltrations ou carreaux qui bougent : diagnostic du support (dalle, chape), avec parfois dépose partielle puis reprise complète de la structure.

    Plus vous intervenez tôt sur un désordre, plus la réparation est simple, économique et moins consommatrice de ressources. Surveiller régulièrement l’état des joints est donc une habitude à adopter au même titre que l’entretien de vos menuiseries ou de votre toiture.

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